À propos
Mutation continue des systèmes
économiques et financiers
Dans un environnement en évolution permanente des systèmes économiques et financiers, les crises successives de ces dernières années ont profondément transformé le paysage mondial, ses codes et ses pratiques. Ces crises, de plus en plus fréquentes, sont marquées par leur intensité et leur régularité, révélant la vulnérabilité croissante des marchés. La mondialisation, bien que porteuse d’opportunités majeures à travers l’ouverture des marchés et la fluidité des échanges, agit par ailleurs, comme un vecteur ambivalent en constituant un facteur de fragilité.
En effet, les mécanismes de globalisation s’accompagnent d’une prolifération des opérateurs économiques et financiers. Cette démultiplication des intervenants complexifie la lisibilité des marchés et accroît le risque de confusion entre acteurs, aux profils et engagements différents et variables. Ce phénomène, couplé à l’interdépendance et à l’interconnectivité croissante des opérateurs, vient accroître les effets de propagation des abus. Il pousse ainsi les régulateurs à s’organiser, en renforçant les mécanismes de contrôle capables de limiter les dérives et de contenir les risques systémiques. Autant de raisons qui appellent à une structuration ou restructuration accrue des marchés.
Enjeux
L’instauration de référentiels normatifs, comme indices et repères de différenciation, mais également comme dispositifs de contrôle, constitue une réponse structurante à ces défis. Cela permet de clarifier les positions et d’identifier les opérateurs de confiance, tout en assurant une régulation et une supervision fondées sur la transparence et la traçabilité.
Dès 1947, l’Organisation internationale de normalisation (ISO) s’est inscrite dans cette dynamique et a pris la tête de ce changement, rejointe depuis, par plusieurs organisations engagées, venues en appui et participant à cet effort collectif de contribution et de consolidation d’un cadre normatif international, structuré et cohérent.
L’IGSF fait partie de ces organisations avec pour vocation de structurer, formaliser et diffuser les bonnes pratiques en matière financière et extra-financière. L’Organisation contribue à renforcer la qualité, la lisibilité et la sécurité des marchés, répondant à la double problématique, de la différenciation et du contrôle.
En réponse
La création de référentiels normatifs constitue une réponse essentielle aux défis de différenciation et de contrôle qui touchent les marchés actuels. Ces référentiels servent non seulement de repères pour identifier les acteurs de confiance, mais aussi de mécanismes de régulation fondés sur la transparence, la traçabilité et la conformité. Depuis 1947, l’Organisation internationale de normalisation (ISO) joue un rôle central dans cette dynamique, progressivement soutenue par d’autres organisations qui contribuent à construire un cadre normatif international cohérent, fiable et structuré.
L’IGSF fait partie de ces organisations engagées. Sa mission est de structurer, formaliser et diffuser les bonnes pratiques dans les domaines financiers et extra-financiers. Grâce à l’élaboration de normes certifiables et à des processus de certification rigoureux, elle participe à améliorer la clarté, la qualité et la sécurité des marchés. L’IGSF apporte également des réponses concrètes aux préoccupations des acteurs économiques, en leur offrant des outils pour :
- Baser leurs choix de partenariats et de collaborations sur des critères objectifs, mesurables et vérifiables.
- Organiser et renforcer leur système de management en s’appuyant sur des cadres alignés avec les meilleures pratiques internationales.
Structurer les normes et diffuser les bonnes pratiques pour une gouvernance financière d'excellence
L’IGSF œuvre principalement autour de deux axes majeurs : l’organisation technique des normes pour leur diffusion et le soutien de la promotion des bonnes pratiques en matière de gouvernance financière et extra-financière. À ce titre, l’IGSF participe, organise ou co-organise, des commissions scientifiques, des séminaires et des conférences, en faveur des thèmes de prédilection de l’ONG.
Les thématiques couvertes au sein et par l’IGSF, traitent notamment des enjeux en matière de gouvernance financière, de sécurité financière, de lutte contre la criminalité financière ou encore de responsabilité sociétale des entreprises et organisations de tout type.
L’Organisation luxembourgeoise défend l’instauration d’une culture de la conformité forte au sein des écosystèmes et des entités composant ces écosystèmes. L’adhésion aux principes et valeurs des bonnes pratiques est un cercle vertueux au cœur des systèmes de prises de décisions, au profit d’un cadre structurant de confiance et d’échanges entre les différentes parties prenantes d’un écosystème.
L’IGSF prône et défend une finance durable, source de développement des affaires, de stabilité et de sécurité mondiale.
Véronique De la Bachelerie
Véronique De la Bachelerie a occupé pendant plus de 30 ans des postes à haute responsabilité au sein du Groupe Société Générale, notamment en tant que CEO de la Société Générale Luxembourg, CEO de la Société Générale Consulting, Directrice financière des activités de banque de détail et Directrice comptable du Groupe. Elle est membre du Comité Consultatif des Actionnaires du Groupe.
En qualité de dirigeante de la Société Générale Consulting, Madame De la Bachelerie a accompagné des programmes de transformation du Groupe Société Générale, notamment la mise en œuvre d’un projet groupe « ESG by Design ».
Madame De la Bachelerie a également été membre de Conseils d’Administration d’entreprises de taille intermédiaire, dont la Bourse de Luxembourg et Axway, filiale de Sopra-Stéria.
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Vision 2025-2030
Dans un monde complexe, en constante évolution et où les épreuves sont permanentes, l’IGSF prône la conformité aux normes internationales de bonne gouvernance pour s’adapter aux changements et relever les défis de demain.
Ainsi, à travers ses activités, l’IGSF vise plusieurs axes stratégiques :
- Promouvoir une culture d’éthique, de rigueur et de transparence.
- Faciliter l’interopérabilité des acteurs économiques, à travers des repères et méthodologies spécifiques.
- Contribuer de manière directe à la recherche et au développement de nouveaux outils d’aide à la décision, pour répondre aux enjeux actuels et futurs, en matière de conformité financière et extra-financière.
Membres du Directoire
Isabelle Schoonwater
Représentante du comité scientifique
Isabelle Schoonwater a été détachée au ministère des Finances au sein de la direction de la cellule de renseignement financier française (TRACFIN), où, seule magistrate, elle a été notamment en charge du département international, puis a été recrutée par la Banque mondiale à Washington DC, au sein de l’unité dédiée à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (Senior Financial Sector Specialist IFC).
Dr. Rama Cont
Représentant du comité scientifique
Il est responsable de la chaire de mathématique financière de l’université d’Oxford. Rama Cont est également directeur de recherche au sein du CNRS France (Centre national de la recherche scientifique), directeur du programme « Systemic Resilience » au sein de la Oxford Martin School et directeur de l’EPSRC (Engineering & Physical Sciences Research Council) au Royaume-Uni.
Par le passé, il a également été responsable de la chaire de mathématique financière au sein de l’Imperial College de Londres et enseignant de référence au sein d’autres institutions académiques de premier rang comme la Columbia University ou l’École polytechnique en France.
Virginie Heem
Représentante du comité scientifique
Virginie Heem a construit son parcours au croisement du droit fiscal et des enjeux de régulation financière. Formée à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, elle débute sa carrière au sein de l’administration fiscale française, où elle développe pendant plus de dix ans une expertise approfondie en fiscalité, en contentieux et en élaboration de la norme.
Elle commence dans les services territoriaux, puis exerce au sein des services juridiques avant d’intégrer la Direction des vérifications nationales et internationales, où elle est chargée du contentieux fiscal lié aux établissements bancaires. Elle intègre ensuite la Direction de la législation fiscale, où elle contribue à l’analyse de dossiers et à la rédaction de textes et de doctrine.
Alexandre Rambaud
Représentant du comité scientifique
Il est docteur en mathématiques et en sciences de gestion. Il est maître de conférences à AgroParisTech (Institut national des sciences et industries du vivant et de l’environnement), où il codirige la chaire « Comptabilité écologique » (Fondation AgroParisTech), et chercheur au CIRED (Centre international de recherche sur l’environnement et le développement).
Il codirige également la chaire « Double matérialité » (Fondation du Risque) et est Academic Fellow de l’Institut Louis Bachelier, ainsi que membre du Conseil scientifique de la Fondation PARC (Paris Agreement Research Commons).